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Poeme de wilaura



Comme une mère

Tu essaies d’être forte, mais tu es faible, et tu le sais. Tu souffres de savoir qu’un jour tu seras seule.
Tu espères pourtant pouvoir garder auprès de toi quelqu’un de semblable, car tous t’ont quitté petit à petit.
Tu te convaincs que ce n’est pas de ta faute, mais celle des autres qui ont fait de mauvais choix, tandis que cela ne te regarde pas.
Tu râle, parce que finalement, c’est ce qui t’aide à vivre.
Tu regrette sans doute quelque chose mais à tes yeux c’est un tabou que les mots lu à voix haute ne pourraient qu’attester.
Tu préfères faire semblant, faire de la peine, mais ressembler à celle que tu devrais être en te contenant bien trop pour y parvenir.
Tu souhaite ardemment te cacher en fait, car tu as peur que l’on découvre tes satyres.
Je suis blessée lorsque tu me parle de moi.
Lorsque je t’entends feindre la fierté d’une mère, et puis par la suite me défigurer de tes mots et m’effacer de ta volonté; car tu m’irradie de regret quant à ma naissance.
Je suis triste de m’assoupir sur des remords parce que je ne suis pas ton objet, celui fait de tes mains.
Oui, il est vrai que tu m’as conçu, mais apprenant à marcher, mes premiers pas n’ont pas suivit ta direction, pourtant, une mère qui aime son enfant, doit l’accepter tel quel, et je ne pensais pas te décevoir autant.
Pardonnes-moi.
Mais mon cœur agonise petit à petit, dans la douleur et l’étouffement.
Je ne suis plus sous ton étreinte, car je ne suis plus une enfant, tu le sais, mais tu te mens.
Pardonnes-moi d’être humaine et de grandir, de ne pas être ce félin que tu aimes tant et de te sembler vide.
Et si parfois, il te semble évident que tu m’indiffères dans tes paroles blessante, saches que je ne fais hélas que copier du mensonge, car mon visage est plâtré de larmes.
J’ai dis Adieu à la petite chose impuissante d’autrefois, celle qui souffrais en silence.
Je me renomme aujourd’hui, car c’est ici le début de ma vie.
Je serais Femme, parce que je suis née grâce à toi, mais aussi parce que tu m’as faite avec cette fierté d’être femme.
Je ne souhaite pas que tu regrette de me faire de la peine ainsi, car mon cœur a lâché avec tes paroles, mais plutôt de m’aider à m’envoler, même si il me semble que cette requête restera de papier froissé.
Je t’aime, comme la pluie.
Alors, s’il te plait arrose-moi pour que je puisse pousser et m’épanouir enfin !

Publié le 11/04/2009


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