poeme-poesie.net

Poemes    Vos poemes   

 
 
Accueil
poeme
Vos poemes
Livre d'or
Contactez citation-proverbe
 Retrouvez nos partenaires
Ambassade et consulat
Call center france
Aquariophilie Poisson
Creation de banniere
échange de bannières
Mesothelioma lawyer
Affiliation Business
plus d'infos

 
 
 

Poeme de Guillaume COLLETET



Plainte poétique

Ferais-je encor des vers ? Ami, j'en ai tant fait !
Plus j'enrichis ma langue, et moins je deviens riche,
Mon esprit abondant laisse ma terre en friche,
Et le vent de l'honneur n'emplit pas mon buffet.

Un poète accompli n'est plus qu'un fou parfait,
Dès qu'il prodigue un bien dont il doit être chiche ;
Ce n'est plus qu'une idole, et sans base et sans niche,
Qu'on flatte en apparence et qu'on berne en effet.

Je rougis de pâlir si longtemps sur un livre ;
De me tuer toujours pour vouloir toujours vivre,
D'affliger mon esprit pour divertir autrui ;

De posséder un nom dont le bruit m'importune,
De m'élever si haut, et n'avoir point d'appui,
D'être bien chez la muse, et mal chez la fortune.


Retour au poeme de Guillaume COLLETET
Retour à la liste des auteurs
Offrir  gratuitement ce poeme  Offrir gratuitement ce poeme

 

 

 
  
membres

 
 


© COPYRIGHT 2009-2012 Tout droits réservés - POEME-POESIE.NET  

Poeme  |   Mentions légales  |   Politique de Confidentialité