poeme-poesie.net

Poemes    Vos poemes   

 
 
Accueil
poeme
Vos poemes
Livre d'or
Contactez citation-proverbe
 Retrouvez nos partenaires
Ambassade et consulat
Call center france
Aquariophilie Poisson
Creation de banniere
échange de bannières
Mesothelioma lawyer
Affiliation Business
plus d'infos

 
 
 

Poeme de Petrus BOREL



Misere

La faim mit au tombeau Malfilâtre ignoré.
GILBERT.


À mon air enjoué, mon rire sur la lèvre,
Vous me croyez heureux, doux, azyme et sans fièvre,
Vivant, au jour le jour, sans nulle ambition,
Ignorant le remords, vierge d'affliction ;
À travers les parois d'une haute poitrine,
Voit-on le coeur qui sèche et le feu qui le mine ?
Dans une lampe sourde on ne saurait puiser
Il faut, comme le coeur, l'ouvrir ou la briser.

Aux bourreaux, pauvre André, quand tu portais ta tête,
De rage tu frappais ton front sur la charrette,
N'ayant pas assez fait pour l'immortalité,
Pour ton pays, sa gloire et pour sa liberté.
Que de fois, sur le roc qui borde cette vie,
Ai-je frappé du pied, heurté du front d'envie,
Criant contre le ciel mes longs tourments soufferts
Je sentais ma puissance, et je sentais des fers !

Puissance,... fers,... quoi donc ? - rien, encore un poète
Qui ferait du divin, mais sa muse est muette,
Sa puissance est aux fers. - Allons ! on ne croit plus,
En ce siècle voyant, qu'aux talents révolus.
Travaille, on ne croit plus aux futures merveilles. -
Travaille !... Eh ! le besoin qui me hurle aux oreilles,
Étouffant tout penser qui se dresse en mon sein !
Aux accords de mon luth que répondre ?... j'ai faim !


Rhapsodies


Retour au poeme de Petrus BOREL
Retour à la liste des auteurs
Offrir  gratuitement ce poeme  Offrir gratuitement ce poeme

 

 

 
  
membres

 
 


© COPYRIGHT 2009-2012 Tout droits réservés - POEME-POESIE.NET  

Poeme  |   Mentions légales  |   Politique de Confidentialité