poeme-poesie.net

Poemes    Vos poemes   

 
 
Accueil
poeme
Vos poemes
Livre d'or
Contactez citation-proverbe
 Retrouvez nos partenaires
Ambassade et consulat
Call center france
Aquariophilie Poisson
Creation de banniere
échange de bannières
Mesothelioma lawyer
Affiliation Business
plus d'infos

 
 
 

Poeme de Charles BAUDELAIRE



A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !


Retour au poeme de Charles BAUDELAIRE
Retour à la liste des auteurs
Offrir  gratuitement ce poeme  Offrir gratuitement ce poeme

 

 

 
  
membres

 
 


© COPYRIGHT 2009-2012 Tout droits réservés - POEME-POESIE.NET  

Poeme  |   Mentions légales  |   Politique de Confidentialité